Côté cour

Un jour, entrant dans mon bureau, j’entendis dans la rue des cris de douleur animale qui résonnaient et se répercutaient contre les murs d’en face.
En me penchant, je ne vis rien. Juste la lumière du matin qui tombait sur la petite maison jaune, la seule de la rue. Une petite maison coquette avec sa cour, coincée entre deux immeubles.
C’est de là que venaient les cris. Ils étaient ceux d’un homme nu qui hurlait seul derrière les grilles de la petite cour.
Ce sont les cris de cet homme et leur terrible solitude qui m’ont inspiré cette série. La petite maison, prise de ma fenêtre, répétitivement, dans la lumière du matin, jusqu’à ce que la lumière la brise.

Photographie en prise directe. Papier canson satiné, contre-collé sur dibond. Encadrement boîte américaine. Tirage de 1 à 3 en un seul format. (2016)

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